Volaille locale

PAFASP - Programme d'Appui aux Filiéres Agro-Sylvo-Pastorales

L’aviculture traditionnelle est réalisée par la quasi-totalité des ménages ruraux. Cette filière a été retenue par le projet comme étant celle pouvant permettre de toucher les populations les plus vulnérables que sont les femmes surtout.
A ce jour, les interventions du PAFASP au niveau de la filière volaille se sont concentrées sur l’organisation des campagnes nationales de vaccination et de déparasitage de la volaille locale qui a permis de couvrir plus de 3 000 000 de têtes de volaille contre la maladie de Newcastle en 2009. Ce programme a été accompagné de la formation/recyclage des vaccinateurs (178 formés) et la sensibilisation des populations (21 921 personnes touchées) avec l’appui technique du PDAV.
De nombreuses formations ont été réalisées au profit des producteurs dans la conduite et la gestion moderne des exploitations. Environ 350 promoteurs ont été touchés dont 12% de femmes.
Quelques groupes mieux organisés comme ceux de Poa et de Boussé ont été appuyés pour la préparation de leur plan d’action qui a reçu le soutien financier du projet. Ce qui a permis l’organisation de foires de promotion commerciale et la tenue de rencontres d’échanges d’expériences entre organisations professionnelles. Toute chose qui a permis de valoriser la production de ces localités au plan national.
Egalement le projet a financé directement 156 micros projets pour un montant total de près de 328 453 000 FCFA. Ces financements ont permis la réalisation d’habitats, et des soins vétérinaires avec plus de 300 000 têtes de volaille produites et commercialisées grâce à l’action du projet en direction des acteurs privés de cette filière.
L’élaboration du Plan Stratégique de Développement (PSD) de la filière a démarré en 2009 mais non encore finalisé car l’audit organisationnel de la filière n’est pas encore bouclé. Cependant, le POA de 2010 est déjà élaboré et connaîtra une mise en œuvre par les acteurs du noyau avec l’appui de l’OSF.
Les résultats concrets à ce jour du projet au niveau de cette filière peuvent se résumer à l’amélioration vaccinale (10% de l’effectif national) ce qui a agi indéniablement sur la productivité et la production nationale.
Cet accroissement relatif de productivité conjugué à un marché en croissance et de plus en plus rémunérateur a permis une amélioration du prix d’achat au producteur (750 à 1 000 FCFA/tête, on est passé à 1 500 voire 1 750 ou 2 000 suivant les régions), ; ce qui tend à indiquer que l’atteinte de l’objectif d’augmentation de revenus pour les pauvres est à portée de main, même si celui-ci reste difficilement quantifiable.

Syndiquer le contenu

ACTUALITÉS

10/06/2017 - 23:34
Présentation de la technologie du ruudu En réponse à la situation difficile de 2008 où des producteurs se sont retrouvés avec des tonnes d’oignons qui pourrissaient sous leurs yeux, l’Association professionnelle des maraichers du Yatenga (ASPMY) a sollicité le soutien du...

MÉDIATHÉQUE