Oignon

PAFASP - Programme d'Appui aux Filiéres Agro-Sylvo-Pastorales

L’oignon est un produit de consommation courante dans les pays de la sous région. Il représente 10 à 25 % de la consommation de légumes dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso se situe au 4ème rang des pays producteurs d’oignon en Afrique de l’Ouest après le Nigeria, le Niger, et le Sénégal.

1. La production

Le potentiel en terres irrigables du Burkina Faso est estimé à environ 233 500 ha. La production de l’oignon au cours de la campagne (2009-2010) a couvert 13 390 ha, soit 38 % des superficies exploitées en légumes. L’oignon occupe ainsi la première place parmi les spéculations maraîchères produites au Burkina Faso. Les productions d’oignon pour cette campagne sont estimées à 329 319 tonnes, soit 43 % de la production de légumes.

La production d’oignon est réalisée par les petits producteurs maraîchers (hommes, femmes) exploitant des superficies comprises entre 0,05 ha et 1 ha.

Les rendements moyens pour le Burkina étaient respectivement de 21, 18 et 25 t/ha en 2007, 2008 et 2009.

Toutes les régions de Burkina Faso sont productrices d’oignon. Mais les 4 principales sont : La Boucle du Mouhoun avec 3 700 ha pour une production de 121 150 Tonnes d’oignon bulbe, suivie de la Région du Nord avec 2 000 ha pour 49 950 tonnes, la région du Centre-Nord totalise 1 520 ha pour 36 030 tonnes, et celle du Centre–Ouest avec 1 630 ha et 24 245 tonnes de production d’oignon bulbe.

2. Les acteurs et leur organisation

Il n’existe pas au niveau national une interprofession des acteurs de la filière oignon. On note les producteurs individuels et ceux organisés en groupement.

  • Les producteurs organisés : Les groupements sont plus nombreux et sont disséminés dans toutes les régions. Les superficies individuelles exploitées sont de l’ordre de 500 mètres carrés et dépassent très rarement 1 ha.
    Les périmètres sont des champs de production céréalière en saison hivernale de sorte qu’à cette période il n’y a pas de productions maraîchères.
  • Les producteurs individuels ou privés : Ce sont des opérateurs privés qui ont investi dans l'irrigation privée sur des superficies pouvant aller à plus de 1 ha ou sont installés dans les périmètres aménagés par l’Etat. Ils utilisent soit la main d'œuvre familiale et/ou des ouvriers agricoles pour l'exploitation de leur périmètre. Ce type de producteur ayant investi dans l'affaire obtient de meilleurs résultats à travers une gestion plus rigoureuse.

3. Transformation-Conservation

La transformation de l’oignon est traditionnelle. Elle n’a pas pour objectif d’ajouter de la valeur au produit mais est une forme de conservation/élimination des surplus de production de moyenne qualité et de régulation du marché local. Les activités de transformation/conservation portent sur le séchage des feuilles après récolte et des bulbes blessés.

4. La commercialisation.

L’oignon produit au Burkina Faso est commercialisé sur les marchés intérieurs, mais également dans la sous-région, notamment en Côte d’Ivoire, Ghana, Togo. Les statistiques à l’exportation sont inexistantes sur ce produit, du fait que les transactions sont en grande majorité informelles. De plus, les organisations professionnelles ne disposent pas d’un dispositif de suivi des ventes.

Le principal concurrent du Burkina est le Niger, dont l’organisation puissante des commerçants monopolise nombre de destinations, et constitue la référence en matière de prix. Lorsque l’oignon du Burkina manque, les Pays-Bas et la France constituent les principales origines d’importation de l’oignon extra- africaine.

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