Mangue

PAFASP - Programme d'Appui aux Filiéres Agro-Sylvo-Pastorales

Au Burkina Faso, la filière mangue a un potentiel de production d’environ 120 000 tonnes/an sur une superficie entre 10 000 à 12 250 ha.

Les vergers de manguiers sont concentrés dans les Régions des Hauts bassins, des Cascades soit 75% des superficies et dans la Région du Centre Ouest.

Il existe plusieurs variétés : les variétés traditionnelles non exportables sur le marché international (La mangotine) et les variétés issues de greffages (Amélie, Kent, Keitt, Brooks, Zill, Palmer, etc.).

Depuis environ cinq ans, le verger de manguiers subit une reconversion variétale par sur-greffage et/ou par création de plantations nouvelles à base de plants de variétés colorées (Kent et keitt en particulier).

1. Les producteurs et les exploitations

Il existe trois types de production de la mangue.

  • Les petits producteurs des vergers traditionnels: Ils ont pour la grande majorité, hérité des vergers. Les exploitations sont de type familial et de variété traditionnelle auxquels on n’y apporte presque aucun soin particulier. Les recettes de vente servent à résoudre les problèmes de toute la famille et il n’y a pas de réinvestissement dans l’exploitation.
  • Les producteurs moyens: Ils ont des plantations de deux à trois hectares de variété souvent commerciales. L’exploitation de type individuel et est orientée vers le circuit commercial moderne. Ces types de producteurs sont de le plus nombreux. L’engagement de ces producteurs dans les organisations de producteurs leur permet de bénéficier des formations et appui technique pour l’améliorer leur système d’exploitation et bénéficier des certificats commerciaux (Flocert, GlabalGAP etc.).
  • Les grands producteurs: Ce sont en général des acteurs ayant un niveau d’instruction au dessus des deux premiers types d’opérateurs donc ouverts à l’innovation. Ils sont soit propriétaires terriens ou ont acquis la terre en l’achetant. Pour ce type d’acteurs, l’exploitation est une entreprise et ils travaillent à améliorer le système de production (introduction de variétés nouvelles, développement de protection phytosanitaire).

2. La transformation de la mangue

L’essentiel de la transformation de la mangue porte sur le séchage même si ces dernières années il y a des initiatives de diversification des produits transformés (pulpe, jus, vinaigre et confiture) mis sur le marché.

Il existe une soixantaine d’unités de transformation utilisant des équipements artisanaux de fabrications locales avec des capacités annuelles comprises entre 4 et 20 tonnes de mangues séchées. Ces Unités sont regroupées en GIE pour faciliter la mise en marché de leurs produits

L’accent est mis sur la mangue séchée biologique principalement orientée vers l’Europe,

Ce marché de la mangue séchée en progression le volume annuel d’exportation des GIE est de …tonnes.

3. La commercialisation de la mangue

La commercialisation de la mangue du Burkina est caractérisée par différents marchés géographiques que de marchés liés au label (biologique et équitable). Effet, outre le marché intérieur, Les mangues fraîches Burkina de qualité extra sont commercialisées sur le marché européen (France, Allemagne, Hollande, Belgique), magrébin et du golf arabique.

La production exportable (greffée) est estimée entre 25 000 et 50 000 tonnes tandis que les exportations des mangues fraîches (conventionnelle ou biologique) toutes destinations confondues dépasseraient à peine 5.000 tonnes quand bien même la demande internationale est en pleine croissance.

En général, le transport de la mangue destinée à l’exportation après traitement dans les stations de conditionnement : Terminal Fruitier ultramoderne de Bobo, Station de SN RANCH du KOBA et celle de FRUITEQ SA.

Pour le marché local ou sous-régional, les mangues sont conditionnées en vrac dans des gros cartons, voire dans des gros sacs pesant entre 80 et 100kg. Les exportations du Burkina dans le marché sous régional sont évaluées à 5 000 à 7 000 tonnes. Le principal marché est le Niger.

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