Maïs

PAFASP - Programme d'Appui aux Filiéres Agro-Sylvo-Pastorales

Le maïs constitue la 3ème spéculation céréalière du Pays après le mil et le sorgho. Il est cultivé sur l’ensemble des 13 régions du pays avec de fortes disparités régionales. Les régions des Hauts bassins, des Cascades et de la Boucle du Mouhoun sont les principales zones de production et génèrent l’essentiel des excédents commercialisables. Dans ces régions, le maïs bénéficie des effets de la production cotonnière.

La production

La production de maïs a été de 894 558 tonnes en 2009/10 contre 1 013 634 tonnes pour la campagne agricole 2008/09. En plus de la production d’hivernage, dans certaines régions le maïs est également produit comme culture de saison sèche. L’évolution de la production a été irrégulière au cours de la période à cause de l’incertitude des facteurs climatiques. La croissance de la production est associée à une évolution des superficies de l’ordre de 7% et à une faible progression des rendements à l’hectare. L’expansion de la culture du maïs au Burkina résulte donc de l’augmentation des superficies emblavées. Dans un tel environnement, l’expansion de la production n’est pas soutenable à long terme compte tenu de la rareté des terres cultivables. Toutefois, les niveaux de rendements relativement bas (2tonne/ha en moyenne) indiquent l’existence d’un potentiel important de croissance de l’offre au regard des paquets technologiques proposés par la recherche. Les principales variétés largement utilisées sont : SR 21, Massongo, Wari, Espoir et Barka

La transformation

La transformation du maïs au Burkina est assurée selon des modes artisanaux, semi-industriels et industriels. La transformation artisanale est assurée essentiellement par les ménages. La transformation semi-industrielle et industrielle est assurée par les principaux acteurs suivants: Grands Moulins, Brakina, SIMAO, SODEPAL, CTRAPA, Mels. Les capacités de ces différentes unités ne sont que partiellement couvertes. Les quantités transformées industriellement sont estimées à seulement environ 2% de la production. Les transformateurs artisanaux produisent principalement le couscous, la semoule, la bouillie, la bière locale (dolo) et la farine .Les produits à base de maïs issus des unités semi-industrielles et industrielles sont le gritz, les farines et la semoule de maïs. Le gritz de SIMAO et de CTRAPA est utilisé pour la production de bière (Brakina).

La commercialisation

La commercialisation du maïs est assurée par trois types de commerçants : les petits commerçants, les commerçants moyens ou demi-grossistes et les grossistes dont une petite frange (moins d’une dizaine d’acteurs) a la capacité de réaliser des exportations ou importations individuelles de plusieurs centaines de tonnes de céréales. A ces acteurs, l’on rattache généralement les organisations et unions d’organisations disposant de banques de céréales et qui interviennent sur le marché céréalier : celles-ci sont qualifiées de commerçants institutionnels (SONAGES, CONAGES, PAM, ONG Afrique Verte, etc.).

En fonction des résultats des campagnes, le Burkina exporte du maïs vers certains voisins notamment le Niger et le Mali. Cependant, l’évolution des exportations est assez irrégulière.

L’analyse des prix mensuel révèle qu’en général, les prix sont très fluctuants au cours de l’année. Les prix les plus élevés sont enregistrés entre Juin et Septembre qui correspond à la période de soudure. La période des récoltes (Octobre, Novembre et Décembre) correspond à une baisse des prix qui reprendra sa tendance à la hausse à partir de mars. Le prix moyen au producteur est de 86 FCFA par kilogramme alors que le prix au consommateur s’établit à 128 FCFA le kilogramme.

La filière bénéficie d’une relative bonne structuration, couronnée par l’existence d’une interprofession le CICB.

Syndiquer le contenu

ACTUALITÉS

10/06/2017 - 23:34
Présentation de la technologie du ruudu En réponse à la situation difficile de 2008 où des producteurs se sont retrouvés avec des tonnes d’oignons qui pourrissaient sous leurs yeux, l’Association professionnelle des maraichers du Yatenga (ASPMY) a sollicité le soutien du...

MÉDIATHÉQUE