Le ruudu , un silo de conservation d’oignon accessible aux petits producteurs

PAFASP - Programme d'Appui aux Filiéres Agro-Sylvo-Pastorales
Présentation de la technologie du ruudu En réponse à la situation difficile de 2008 où des producteurs se sont retrouvés avec des tonnes d’oignons qui pourrissaient sous leurs yeux, l’Association professionnelle des maraichers du Yatenga (ASPMY) a sollicité le soutien du Programme d’appui aux filières agro sylvo pastorales ( PAFASP) pour diffuser auprès de ses membres un type d’infrastructure de conservation d’oignon appelé ruudu . Cette infrastructure est un modèle importé du Niger que l’ASMPY a amélioré. Le ruudu a une forme circulaire avec un diamètre de 4 mètres et une toiture pyramidale. Sa hauteur entre le plancher et le sol est de 40 centimètres. Une fenêtre à la base, un tube horizontal servant de filtre d’aération à l’intérieur et une porte d’entrée permettent une bonne circulation de l’air. Le cadre et les claies sont faits de matériaux métalliques tandis que le pourtour et le toit sont constitués de paille. La capacité de conservation est de 3 tonnes pour une durée de 6 mois avec un taux de perte maximum de 10%. Il coûte environ 600 000 francs CFA. Techniques de conservation L’emplacement du ruudu est important pour garantir une bonne conservation. Il faut éviter les bas-fonds et les endroits confinés où l’aération n’est pas bonne. Après la récolte, l’oignon doit être exposé sous un hangar pendant 21 jours afin de laisser sécher les feuilles jusqu’au collet. Puis, un tri est fait pour éliminer les bulbes de mauvaise qualité. L’oignon trié est ensuite disposé en couches minces sur les claies. Durant le premier mois de conservation, un contrôle est fait une fois par semaine pour éliminer les bulbes pourris. A partir du deuxième mois, le triage se fera toutes les deux semaines. Un outil pour se prémunir contre la baisse du prix de l’oignon à la récolte D’abord utilisé dans le Nord du pays, le ruudu a été très vite diffusé et adopté un peu partout au Burkina. Alors qu’il est bradé au moment des récoltes, l’oignon bien conservé se vent à prix d’or quelques mois plus tard. Ainsi, le sac de 100 kg vendu à 10 000 francs CFA à la récolte en mars est revendu 60 000 francs CFA après six mois de conservation. Le ruudu, de par ses performances et son coût relativement accessible, montre qu’il est possible aux petits exploitants, notamment les femmes et les jeunes , de se prémunir de la baisse de prix de l’oignon à la récolte par l’utilisation d’une technologie efficace de conservation. Données technico-économiques Forme Circulaire avec un diamètre de 4m Hauteur 40 cm entre le fond et le sol Aération 1 fenêtre à la base et 1 porte d’entrée Capacité de conservation 3 tonnes Durée de conservation 6 mois Entreposage en vrac sur des claies Taux de perte maximum 10% Coût estimatif 600 000 francs CFA
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10/06/2017 - 23:34
Présentation de la technologie du ruudu En réponse à la situation difficile de 2008 où des producteurs se sont retrouvés avec des tonnes d’oignons qui pourrissaient sous leurs yeux, l’Association professionnelle des maraichers du Yatenga (ASPMY) a sollicité le soutien du...

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